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=== De l'aube de la révolution à la chute de Porfirio Diaz === Au niveau national, le 20 novembre 1910 marque le début d'une insurrection lancée par Francisco I. Madero contre le président Porfirio Díaz. Dans le nord du pays, des groupes de guérilleros engagent la lutte contre les troupes gouvernementales. Les habitants du village d'Anenecuilco commencent à discuter du plan de San Luis[réf. nécessaire], dont un point, même s'il est fort vague, évoque la restitution de terres aux villageois spoliés. Le Morelos se tient d'abord à l'écart du mouvement, se contentant d'envoyer à Madero un émissaire chargé de s'enquérir de ses intentions. En février 1911, un vétéran de la guerre contre l'Expédition du Mexique, Gabriel Tepepa (es) lance à Tlaquiltenango une des premières attaques contre les forces gouvernementales au Morelos. Le 10 mars, le général Pablo Torres Burgos (es) de retour de San Antonio (où il avait rencontré Madero et fut nommé chef du mouvement maderiste pour le Morelos), un cousin de Zapata, Rafael Merino et Emiliano Zapata en personne se rassemblent avec quelques partisans sur la place de Villa de Ayala et passent ouvertement à l'action. Le plan de San Luis Potosi est lu et le petit groupe s'empare de la localité de Jojutla. Le pillage de commerces tenus par des Espagnols entraîne la réprobation de Torres Burgos, qui se retire. Il est tué le lendemain par les troupes fédérales.
Sources : fr.wikipedia.org
Après sa mort, Zapata, qui n'est encore qu'un chef révolutionnaire parmi d'autres, occupe la première place et est désigné « chef suprême du mouvement révolutionnaire du Sud » (il faut entendre par là du sud de la ville de Mexico, où se situe le petit État de Morelos et non de l'ensemble du sud du pays). En avril 1911, Zapata est reconnu comme le chef du mouvement maderiste au Morelos, avec le titre de général de l'Ejército Libertador del Sur (armée libératrice du Sud) , au même titre qu'Ambrosio Figueroa Mata (es), un chef révolutionnaire de l'État voisin de Guerrero, avec lequel il a conclu un accord. En mai, Zapata attaque la ville de Cuautla, qui occupe une position stratégique. Il faut six jours de combats sanglants pour prendre la ville défendue par une unité d'élite, le « cinquième régiment d'or ». Entre-temps la situation a évolué en faveur des révolutionnaires partisans de Madero au Chihuahua et le 26 mai, après le départ de Diaz, León de la Barra devient président intérimaire du Mexique, ouvrant une période de transition en attendant des élections, dont Francisco I. Madero serait sans doute le vainqueur.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Zapata et Madero : des relations difficiles === La période transitoire se révèle désastreuse pour Zapata. Après la prise de Cuautla, il pouvait se croire en position de force au Morelos et espérer devenir gouverneur de l'État. La désillusion est amère : après le départ de Porfirio Diaz, profitant de la transition, de nombreux porfiristes continuèrent à occuper des positions importantes tandis que les planteurs relèvent la tête et font nommer gouverneur Juan Carreon, qui leur est acquis. Le nouveau président intérimaire, León de la Barra, est hostile à Zapata et la famille Figuerroa conclut un accord avec Patricio Leyva, mettant Zapata politiquement hors-jeu. Le 8 juin 1911, Zapata, qui attend beaucoup de Madero, le rencontre à Mexico. Ils discutent de la restitution des terres aux villageois, sans que Zapata obtienne autre chose que de vagues promesses. Madero évoque également un problème qui allait assombrir leurs relations, la démobilisation des troupes révolutionnaires. La visite de Madero à Cuernavaca, la capitale de l'État, le 12 juin, n'arrange rien : il prête l'oreille aux plaintes des planteurs tandis que Zapata commet l'erreur de boycotter la visite. Il obtient néanmoins le poste de chef de la police du Morelos mais doit superviser le début de la démobilisation de ses propres troupes. La situation se dégrade davantage lorsque Zapata saisit un lot d'armes que le gouverneur lui a refusé pour sa police. Le 20 juin, par souci de conciliation, Zapata renonce au poste de chef de police.
Sources : fr.wikipedia.org
Les conservateurs – et ses opposants en général – ont surnommé Zapata « l'Attila du Sud », la presse de la capitale (El Imparcial du 20 juin 1911) le qualifie, elle, d'« Attila moderne ». La situation demeure donc très crispée. En août, des troupes fédérales, commandées par le brigadier général Victoriano Huerta, un indigène huichol réputé pour son efficacité mais haï pour sa brutalité, pénètrent au Morelos. Madero tente de calmer le jeu en se rendant sur place où il rencontre à nouveau Zapata, qu'il appelle son général le plus intègre, et obtient de lui un accord prévoyant la démobilisation des dernières forces zapatistes et le retrait des troupes fédérales. S'ensuivit une période de tractations avec le gouvernement provisoire de León de la barra, dont les deux hommes sortent dupés. Ils se heurtent à la mauvaise foi de Huerta, qui n'attendait qu'un prétexte pour en terminer avec Zapata. Le 31 août, Huerta marche sur Cuautla. Le lendemain, Zapata échappe de peu à la capture dans une hacienda. Il reprit le combat rapidement. Les recrues affluent et en octobre, ses troupes, qui opèrent également en dehors du Morelos, s'avancent jusqu'à 25 km du centre de la capitale. Huerta est remplacé à la tête des troupes fédérales au Morelos. L'élection triomphale de Madero à la présidence le 6 novembre 1911 ne modifie pas la situation. Il se montre intransigeant et exige officiellement que Zapata dépose les armes sans conditions.
Sources : fr.wikipedia.org
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